L'autisme est un spectre
Le terme même de « spectre » nous invite à nous éloigner d’une logique linéaire, d’une échelle. En effet, il ne s’agit pas de situer les personnes autistes sur une échelle allant du « moins » au « plus » autiste, mais de reconnaître que les manifestations de l’autisme sont propres à chacun et chacune. Elles sont multiples, variables et évolutives.
Comme tout le monde, chaque personne autiste peut présenter des forces et des axes d’amélioration. Ces dimensions peuvent changer selon le contexte, les expériences de vie. Le principal étant d’avancer, petit à petit en trouvant des solutions, des idées pour s’épanouir au quotidien en fonction de ses propres besoins.
Vous l’aurez compris, l’image la plus juste n’est pas celle d’une ligne, mais celle d’un nuancier de couleurs, d’un profil sensoriel, où chaque couleur, chaque intensité représente une facette unique de chaque personne.
La façon dont chaque personne ressent, organise ou encore communique peut varier d’une personne à une autre autour des biais suivants :
L’organisation du quotidien
Les intéractions sociales
Le mode de communication
La régulation émotionnelle
Les centres d’intérêts spécifiques
Mouvements répétitifs (flapping, stimming,…)
Sensibilités sensorielles
Perception unique du monde
Autres
Adaptons-nous !
Chaque personne est différente. Certaines personnes autistes vont bénéficier de pictogrammes pour mieux comprendre leur environnement. D’autres auront besoin de moments de pause sensorielle, ou de routines stables pour se sentir en sécurité.
Ce qui fonctionne pour l’un ne fonctionnera pas forcément pour l’autre. Et c’est là que le mot « spectre » prend tout son sens : il n’existe pas de solution unique, ni de parcours type.
Et c’est à nous — entourage, professionnels, société — de nous adapter.
Pour aller vers une société de plus en plus inclusive
des environnements accessibles, flexibles et équipés ;
des parcours personnalisables ;
des accompagnéements adapté aux singularités;
porter un regard compréhensif, non jugeant et accueillant.
Un spectre riche, multiple changeant, qui reflète des fonctionnements neurologiques variés, des besoins différents, des forces souvent insoupçonnées. Mieux le comprendre, c’est sortir des étiquettes réductrices pour accueillir la personne dans toute sa singularité. Et c’est à nous, collectivement, de faire ce pas : en écoutant, en adaptant, en rendant nos espaces vraiment inclusifs. Parce qu’une société inclusive ne se construit pas à partir de ce que les personnes devraient être, mais de ce qu’elles sont vraiment.
SOURCE : https://www.bloghoptoys.fr/lautisme-un-spectre-pas-une-echelle
