Le Rétablissement : Spectacle au Congrès REHAB LYON26

Le 09/04/2026

Dans Pair Aidance

Nous danserons Noumènes & Phénomènes au congrès REHAB organisé par santé mentale France le 11 et 12 juin à LYON Un spectacle de danse créé et dansé par une personne concernée rétablie comme pratique innovante autour du rétablissement, témoignage d'un parcours de rétablissement par la danse. Entre Soin et Danse. Qu'elle est la place de la danse en santé mentale? La danse peut-elle être une thérapie? Je raconte comment la danse a participé à mon rétablissement

Réh@b’ pour tous, tous gagnants !

Le rétablissement en santé mentale et la réhabilitation psychosociale sont aujourd’hui reconnus comme  des principes structurants pour penser autrement les pratiques de soin, d’accompagnement et de dialogue, en garantissant la dignité et les droits des personnes vivant avec des troubles psychiques à chaque étape de leur vie.

Réfléchir collectivement à une véritable transformation systémique

La réhabilitation psychosociale est une base pour construire des parcours de vie plus épanouissants et plus fluides, pour les personnes concernées comme pour les professionnels.

Une ambition partagée : susciter le désir de changement, au-delà des dogmes, au bénéfice de tous

Si l’espoir est au cœur du rétablissement, le désir est le moteur du changement.

Il ne s’agit pas de prescrire un modèle unique, mais de percevoir, vivre et ressentir les bénéfices concrets de la réhabilitation psychosociale et du rétablissement :

Pour les personnes concernées : la possibilité réelle d’un parcours de vie ancré dans l’espoir et l’autonomie.

Pour les professionnels : une posture renouvelée, plus porteuse de sens, d’efficacité et de reconnaissance.

Pour les organisations : une dynamique qui favorise la transversalité et les coopérations entre champs sanitaire, social, médico-social et personnes concernées par les troubles psychiques

Pour mettre en lumière des solutions accessibles et inspirantes

L’événement contribuera à faire des pratiques de réhabilitation psychosociale l’horizon d’un rétablissement partagé, ancrées dans le quotidien des équipes, des personnes et des proches.

 

LES 3 GRANDS THÈMES


THÈME 1 : La réhab’ pour quoi faire ?

THÈME 2 : Transformer l’espoir en désir d’agir

THÈME 3 : Réhab’ pour tous : Tous gagnants !

 

Qu'est ce que le rétablissement ?

Se rétablir, pouvoir faire face

Face à un problème physique, on envisage facilement la possibilité de s’en remettre, de s’en rétablir. Autrement dit, de retrouver une vie satisfaisante. Quand il s’agit d’un problème de santé mentale, cette perspective, le plus souvent, ne vient pas à l’esprit. On pense qu’on ne peut pas aller mieux si on vit avec un trouble bipolaire, des troubles alimentaires ou un autre trouble psychique.

Il existe pourtant une autre façon de considérer ces troubles, en se focalisant sur l’espoir de trouver un équilibre dans sa vie. Il ne s’agit pas de minimiser les difficultés. Simplement, la personne trouve peu à peu des moyens d’y faire face.  On dit que la personne se rétablit. Les étapes par lesquelles elle passe sont appelées le rétablissement.

Un mouvement porté par les personnes vivant avec un trouble psychique

Le mouvement défendant l’idée de rétablissement a été largement porté, d’abord aux Etats-Unis et plus récemment en France, par des personnes vivant avec un trouble psychique.

Dans la société, l’idée que des personnes ayant un trouble psychique peuvent se rétablir est peu répandue. Ces a priori empêchent de voir que ces personnes peuvent, au fil du temps, trouver des ressources pour mener leur vie comme elles le souhaitent.

Se rétablir, avec ses hauts et ses bas

Se rétablir n’est pas synonyme de guérir. Elle dira par exemple « maintenant ça se passe mieux, je suis stabilisée » ; ou encore, « je n’ai pas fait de rechute depuis longtemps ».

Le trouble est toujours présent, mais il n’empêche pas la personne de faire des projets.

En cours de rétablissement, la personne connaît des hauts et des bas. Elle traverse des périodes durant lesquelles ses projets avancent, mais aussi d’autres où ses projets se défont et d’autres, encore, où il ne se passe rien.

Se rétablir, c’est changer de perspective

Il n’existe pas une manière unique de définir le rétablissement. Il est souvent décrit comme “une attitude, une manière de vivre, un sentiment, une vision, ou une expérience plutôt qu’un retour à la normalité ou la santé”, pour reprendre les mots de Larry Davidson, professeur de psychiatrie à l’université de Yale aux Etats-Unis, dans son article publié en 2003.

Il s’agit, pour la personne qui doit composer avec la survenue d’un trouble psychique, de changer de perspective. Elle va chercher un point d’équilibre dans son quotidien, qui tienne compte de ses vulnérabilités, tout en s’appuyant sur ses forces, ses ressources et ses capacités.

Agathe Martin est membre de l’association Comme des fous, fondée par des personnes concernées par un trouble psychique écrit : « A mon sens, le rétablissement apparaît quand la personne se connaît suffisamment pour savoir si elle va bien, un peu moins bien ou si elle va mal. C’est un rapport à soi et à la maladie, différent. C’est un mode de vie, un rapport à soi dans lequel on essaie constamment de déterminer ses limites […], dans lequel les possibles ont été redéfinis en tenant compte de la maladie mais en l’ayant intégrée en soi comme paramètre de son existence ».

Ce qui aide à se rétablir

L’espoir en un avenir ouvert 

L’acceptation de la maladie

« Je suis une personne, pas une maladie » 

Le pouvoir d’agir par soi-même 

Le contrôle sur les symptômes 

L’engagement dans des actions qui ont du sens 

L’entraide

Des structures d'appui

 

SOURCE : https://www.psycom.org/sinformer/le-retablissement/le-retablissement-des-troubles-psy/

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Le rétablissemnet pour moi

"J’ai l’impression de faire face à un jeu d’équilibriste. Je pense que ce ne sont que des mots qui englobent des réalités bien différentes et propres à chacun. Je parlerais plutôt d’une évolution. Pour moi le rétablissement, c’est un chemin. La crise est passée mais le trouble est là et après avoir lutté contre, c’est apprend à faire avec, à vivre avec. C’est un chemin parce que c’est accepter, c’est renoncer, c’est se réinsérer, c’est accepter les rechutes, c’est utiliser ses ressources pour chaque fois tomber moins bas voir arriver à trouver un équilibre où la maladie avance main dans la main avec soi.

De mon côté il y a des hauts des bas. C’est vrai que je tombe moins bas. Mais je n’ai aucune certitude. Après avoir lutté contre moi-même, je lutte à nouveau contre le monde parce que je ne rentre pas dans les cases. Maintenant que je suis libre, je peux poursuivre mon combat d’être celle que je suis, sans chercher à entrer dans une case. Ma vie est bien différente de ce que j’ai pu imaginer ou de ce qu’on attendrait de moi mais ce n’est pas ça l’important : j’apprends à accepter d’essayer même si ça ne marche pas. Je n’ai pas trouvé la paix, je ne sais pas si je la trouverais un jour, j’ai toujours ce mal être qui me ronge, mais j’avance, un pas après l’autre et c’est OK"

Mourir de vivre